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Culture / Patrimoine
Les religieux de Notre-Dame de la Charité-sur-Loire, vendent leur domaine de la Croix-en-Brie aux Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem en 1208. Ces derniers y construisent une église, celle du prieuré étant devenue trop petite, ainsi qu’une importante commanderie, résidence des chevaliers de l’ordre de Malte. Cette commanderie prospère jusqu’à la Révolution. Une plaque, apposée par la Société d’histoire et d’archéologie de l’arrondissement de Provins, à l’entrée de la Commanderie rappelle les noms des principaux commandeurs de l’époque.
Les bâtiments de la commanderie, situés près de l’église, communiquait avec elle par une galerie située au premier étage.
La commanderie possédait une glacière aujourd’hui disparue et plusieurs fermes : la ferme de Bellay (Boulaye, actuellement sur la commune de Clos-Fontaine), la ferme de Cormery (Courmery) et deux villages (le Sceau et le Pras), ainsi que l’église de la Croix et celle de Clos-Fontaine avec les domaines et revenus.
Les Hospitaliers étaient également propriétaires de nombreux biens aux alentours notamment à Châteaubleau, Saint-Just ainsi qu’à Rampillon et Provins.
Après la Révolution, la Commanderie tombe presque en ruine puis elle est transformée en ferme. Actuellement les bâtiments privés ont été restaurés et accueillent des habitations et le gite de la commanderie de la croix.
L’Église Saint-Loup-de-Sens, inscrite Monuments Historiques en 1963, est construite au XIIIe siècle par les Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem (ordre de Malte) pour remplacer l’église du prieuré devenu trop petite. Seul le chœur date de cette période, l’église est ensuite très remaniée entre les XVIIe et XIXe siècle. Le monument comprend une nef et deux bas-côtés.
La croix de malte se retrouve sur plusieurs éléments de l’église, rappelant le lien avec les Hospitaliers ; deux corbeaux (support de pierre permettant de soutenir un arc, une voute…) sculptés de la croix sont présents sur la façade de l’église, la croix de malte est également gravée sur le couvercle des fonts baptismaux, datés de 1555.
L’église conserve entre autres une statue en pierre de la Vierge à l’Enfant qui reprend les codes iconographiques du XIVe siècle, elle est classée Monuments Historiques en 1977. Par ailleurs, un panneau peint du XVIe siècle représentant le baptême du Christ a été découvert fortuitement en 1990 lors de la restauration du tableau du XVIIe siècle « L’Annonciation ». Le panneau peint était utilisé comme support au tableau de l’Annonciation qui était alors cloué dessus. Une restauration en conservation a permis de conserver cette œuvre de très belle qualité picturale malgré ses nombreuses lacunes.
Fondé au Xe siècle par les moines de La Charité-sur-Loire, le prieuré et l’ensemble du village est vendu aux Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Le prieuré était situé dans le parc de l’actuel mairie. Devenu trop petit, une nouvelle église sera érigée juste à côté. L’ancien presbytère accueille actuellement la mairie depuis 1992.
On sait peu de choses sur ce château. Construit au XIIIe siècle et appartenant aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, il s’agissait plus vraisemblablement d’une ferme fortifiée. Des plans du XVIIIe siècle montrent une disposition originale du parc et la monographie communale de 1888 décrit le château avec « 4 tourelles dont deux en pierres de taille […] La porte d’entrée est restée intacte ». Aujourd’hui, le bâtiment qui accueille l’école élémentaire de la commune, présente deux tourelles, l’une d’elle seulement est d’origine, la seconde a été refaite au XIXe siècle.
Le village de la Croix-en-Brie aurait été fondé au Xe siècle par les moines de Notre-Dame la Charité-sur-Loire qui défrichent les terres et y fonde un prieuré. En 1208, suite à des problèmes financiers, ils sont contraints de vendre tous leurs biens aux Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem qui vont alors fonder une commanderie et construire l’église.
Le village est également connu de par la littérature médiévale grâce au Roman de Renard dont l’un des auteurs se présente au début de l’œuvre (branche IX) comme « Un prêtre de La Croix-en-Brie ».
Le blason de la commune reprend plusieurs symboles de son histoire : la croix de Malte qui évoque la commanderie, et le renard qui rappelle qu’un des auteurs du Roman de renard était originaire de la Croix-en-Brie.
Pour qui sait regarder, le village recèle de traces de son riche passé médiéval…